Les relations Nord-Sud, la construction européenne, la mondialisation sont des notions familières. Nous vivons un monde où l'exigence de solidarité s'exprime avec d'autant plus de force que les inégalités se creusent. Si beaucoup de discours en appellent à la solidarité, certaines actions font illusion, voire engendrent des effets pervers. La solidarité ne peut être l'exportation d'un modèle de développement mais l'exigence de droits universels pour tous. Etre solidaire c'est permettre le partage des richesses créées dans le respect des populations d'accueil, dans une logique de développement des territoires sur des projets décidés en commun. Les collectes, les achats pour des chantiers ou des actions sont directement remis sur place aux acteurs locaux. La solidarité commence par la préparation des voyages, pour apprendre des autres et construire des actions, même modestes, qui visent à l'autonomie et à la coopération...
Il ne peut y avoir de tourisme sans paix, ni de paix sans échange. Le voyage permet d'aller vers l'autre, pour une meilleure connaissance des pays, des peuples, de leur histoire, de ses propres origines. La curiosité, la volonté de comprendre l'histoire de l'humanité, de l'esclavage, du colonialisme, des grandes conquêtes populaires sont une condition du mieux vivre ensemble. La rencontre des peuples peut permettre une juste appréciation et empêcher les manipulations, pour que l'intolérance fasse place à l'amitié, la confrontation et la guerre à la paix, du quartier à l'ensemble de la planète.
Le développement durable s'appuie sur trois fondements indissociables, le développement économique, le progrès social et le respect de l'environnement. Dans ces trois domaines, l'activité touristique peut contribuer au pire comme au meilleur. Souvent il s'agit du pire. Le tourisme social joue un rôle positif pour inventer un tourisme respectueux des droits sociaux, d'un développement harmonieux des territoires, préservant l'environnement naturel et construisant des comportements citoyens pour le devenir de la planète. La charte de l'organisation mondiale du tourisme s'appuie sur un critère de durabilité, ce qui signifie qu'il doit être écologiquement sain à long terme, économiquement viable, éthiquement et socialement équitable pour les communautés locales.